Le Cirque à moi tout seul !

Le Cirque à moi tout seul !

Ou l’épopée de Dobran et Zork

Nouveau spectacle solo de la Cie Artiflette
Écriture et jeu : Olaf Fabiani
Mise en scène : Benoit Postic
Genre: Théâtre cirque clown
Durée 1h
Tout public à partir de 6 ans

Affiche Cirque à moi tout seul

Dans ce spectacle, Dobran nous conte son histoire familiale tourmentée. La tradition du cirque et la musique transmises par son grand père Emilio, les souvenirs sur les routes avec son frère Zork, leurs ânes Zaskia et Boris… Une époque où faire leurs numéros de cirque était leur manière de tenir debout, de résister.

Dobran a besoin de hauteur, de suspension, d’équilibre. Il aime jouer avec le public qui retient son souffle quand il fait revivre Zork escaladant sa montagne de caisses, ou courant derrière son diabolo indomptable …

Dans un face à face avec son frère absent, Dobran nous parle de leurs joies, d’exil et de quête d’identité. Il nous fait rire et pleurer. Dobran a soif de vivre. Il n’a plus peur. C’est un homme libre. Avec son décor en bambous, son lecteur cassette d’Istanbul et des performances étonnantes, il présente un spectacle emprunt de moments de tendresse, de joie, de tristesse… d’humanité.

Prochaines représentations :

  • Vendredi 27 septembre à 20h30, Fort Barraux, dans le cadre du festival « Les Journées Pétillantes » (prog complète ici >>>), Barraux (38)

Quelques exemples de lieux de représentations passées : Festival PAYS’ÂNNERIE, Habitat groupé des Toits Liés, Montchavin, La Plagne Tarentaise

 

Le « Cirque à moi tout seul » un métissage de styles et disciplines :

-Le théâtre avec Dobran qui conte l’histoire de sa famille en jouant les différents personnages avec des accents qui nous transporte en Europe de l’Est.

-Le mime quand il joue Zaskia l’âne qui fait sa photo d’identité dans le photomaton.

-Le cirque à travers des numéros d’adresse et d’équilibre avec des caisses de bière empilée les unes sur les autres. La traversé d’un bambou pour fuir tel un funambule. Et le jonglage avec Zork qui rayonne avec son diabolo ou l’équilibre d’un ballon de baudruche de 1m de diamètre.

-Le clown avec Zork qui nous touche par sa simplicité. Il nous emmène faire un voyage émotionnel, à travers la relation de deux frères et leur vécu.
Extraits du Livre d’or :

« Merci infiniment, ce spectacle est un vrai carnet de voyage avec ses personnages ingénus qui nous prend dans les tripes« . Pierre

« Merci pour cette légèreté, cette poésie. »

« Nous avons adoré l’ambiance de ton spectacle, à la fois drôle et grave, le sujet de la guerre y est subtilement abordé, parfait pour les enfants… Et beaucoup d’émotions liées aux liens de cette fratrie. Des moments très doux, parfois tristes mais toujours une belle énergie et un goût pour la vie très présent. Si bien joué que l’on pourrait croire que c’est ton histoire… Merci encore à toi pour ce merveilleux voyage. » Aline

« Bravo pour toute l’émotion que vous avez partagé. Continuez avec toute votre fougue et votre talent ! » Dominique

« Merci pour ce magnifique spectacle très drôle et très touchant à la fois. Un petit moment de bonheur. Quel talent. » Jocelyne

« Une prestation poétique et technique, magnifiquement mise en scène. Revenez quand vous voulez ! » Bruno

« Merci, merci, les minutes se sont rallongées et le temps ne comptait plus ! Formidable le cirque à moi tout seul ! » Martine

« T’as oublié de remettre tes chaussettes. » Noéline

Photos intérieur :

 

 

Photos extérieur :

 

 

Note d’intention d’Olaf Fabiani

Après plusieurs années de jeu au sein de différents spectacles, je ressens aujourd’hui l’envie de continuer à chercher dans le domaine du clown, du jeu burlesque, et de l’écriture.

Conversation avec moi-même (novembre 2017)
– J’en suis où?
Je suis là. Je me cherche moi-même.

– Qu’est-ce qui me fait vibrer ? Comment je sors de ma zone de confort ?

La violence de la non-reconnaissance de l’autre me touche, me blesse en ce moment. J’ai l’impression que ce qui s’écroule autour de moi en ce moment ce sont les « liens ». Les liens entre êtres humains qui nous rendent dignes. Les liens avec la nature et la terre qui nous accueille pour jouir un instant de la beauté de la vie. Les liens avec notre passé et nos ancêtres qui nous ont façonnés.
– Qu’est-ce que je cherche au fond ?
Si je suis honnête, la seule chose que je me sens de faire, c’est de partager le désir de faire des choses et d’être libre à travers ce qu’on fait… De soutenir les gens dans l’idée qu’ils peuvent être eux-mêmes. Et si on sent ce désir chez l’autre, oser lui dire : « vas-y, essaye !» Ne pas perdre l’instinctif.

C’est la rencontre avec Benoit Postic, metteur en scène, qui a créé un déclic.
«Si tu veux parler de tout ça, vas-y et après on verra ». Tout de suite j’ai senti un contact franc et sans détour.
Les premières questions de Benoit : « Ce qui va nous guider c’est : Qui es-tu aujourd’hui ? Qu’est ce qui a du sens pour toi ? Qu’est ce que tu as envie de nous raconter ? »
Cette recherche m’a entraîné vers un spectacle universel et accessible à tous. Le style burlesque et les personnages clownesques sont pour moi, à travers le rire, des créateurs de liens. C’est quelque chose qui me paraît essentiel à colporter aujourd’hui ! Et la nécessité de raconter des histoires. Que le public ait envie de savoir ce qui s’est passé et ce qui se passera.
C’est comme ça que Dobran est né ! Et Zork n’était pas loin…
C’est une partie de lui. Son frère.
Au fil de l’écriture je me suis retrouvé en Bosnie… pays d’origine de Dobran et de Zork. Un peu par hasard… Je n’ai pas d’attaches particulières avec la Bosnie, et finalement cela pourrait être n’importe quel autre pays avec ses complications, ses exilés, ses réfugiés, ses migrants, ou tout simplement ses itinérants.
Mon lien avec ce pays ? Une tournée de plusieurs semaines avec une fanfare en Bosnie, Croatie, Serbie à laquelle j’ai participé en 2004. Elle m’a fait passer par des villes et villages ou l’on sentait que le temps de la guerre et de l’agitation était encore proche. Voir les lieux détruits et les personnes qui reconstruisent leur quotidien. Sentir comment elles reprennent possession de la vie et poussent pour aller de l’avant. Cela a nourri mon imaginaire, tout comme l’Italie, pays de mon école de théâtre « Kiklos » où je suis resté 2 ans, puis l’expérience de travail avec une compagnie de Commedia Del Arte « Teatro Agricolo » .
Je suis habité par ces voyages et les personnes rencontrées en chemin. Finalement, ce sont ces visages, ces expressions tricotées sur mesure, ces bouts d’histoires qui aujourd’hui tissent la trame du « Cirque à moi tout seul ».
Les raconter me propulse à vivre d’autres aventures et à rester confiant dans la vie !

Le mot du metteur en scène

Voulant renouer avec le théâtre de rue, le décor est planté dans son extrême simplicité. Un rideau rouge en fond tenu par des bambous, une corde posée en demi cercle délimite l’espace scénique « Que le spectacle  commence! »

Il s’agit bien d’une épopée à la manière des grands mythes où il est question de quête de sens, de la mort, de la vie.

Le clown pour raconter cette histoire a été notre meilleur allié, Hors temps il transcende tous les possibles, du rire aux larmes, de la peur à l’espoir il nous réconcilie avec l’enfant qui sommeille en chacun de nous.

Ce spectacle est un hommage à tous ceux qui sont obligés de quitter leur terre natale. Tous ces errants en quête d’identité.

C’est l’urgence du récit. Nous avons besoin de mythes qui nous élèvent!

Benoit Postic

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